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L’HISTOIRE DU PROJET
Tout a commencé en février 2025.
Pour obtenir mon diplôme d’ingénieur AgroParisTech, je devais réaliser plusieurs semaines d’expérience à l’étranger. J’ai alors réfléchi à un projet qui me ressemble, un projet qui me permettrait d’associer sport, partage, découverte et réflexion écologique. C’est ainsi qu’est née l’idée de réaliser un reportage à vélo, en itinérance, autour du sport et de l’écologie.
Pour cette aventure, je me suis naturellement tourné vers mon copain d’enfance, Guillaume. C’était l’occasion de concilier un projet étudiant avec un rêve que nous partagions depuis longtemps : partir à la découverte du monde à vélo. Guillaume est un passionné de montagne. J’ai donc pensé aux Alpes pour assouvir sa soif de relief. Il est également traileur, et il s’est rapidement avéré que cette pratique constituait un formidable terrain pour questionner l’impact d’un sport sur son environnement. Les contours du projet se sont alors dessinés : nous allions faire le tour des Alpes à vélo, à la rencontre d’organisateurs, de chercheurs et de traileurs, afin de questionner l’écologie du trail et, en particulier, celle des grands événements sportifs.
Dès le départ, j’avais en tête l’idée d’en faire un film, une première pour moi, afin de partager cette aventure mais aussi les réflexions qu’elle allait susciter. En plus de devoir faire les quelques 4000 km du tour des Alpes à vélo en autonomie, il allait aussi falloir tourner un documentaire, une logistique un peu complexe et des anecdotes que l’on vous raconte dans notre micro-podcast DANS LES COULISSES.
Convaincu que ce projet pouvait devenir une aventure fédératrice, j’ai décidé de créer l’association Montagne en Selle, afin de lui donner un cadre. L’association avait pour objectif de promouvoir le sport et sa pratique responsable dans la nature.
Six mois plus tard, le 13 septembre 2025, nous étions à la gare de Grenoble, prêts à prendre le départ de cette aventure qui allait, une fois encore, profondément marquer notre amitié.
Ce défi allait largement dépasser tout ce que nous avions pu imaginer. Mais je n’en dirai pas plus, toutes les anecdotes, rencontres, paysages, réflexions… font le sel de notre film EN ÉQUILIBRE.
À notre retour, la vie normale a rapidement repris ses droits. Les journées se sont remplies des contraintes du quotidien et nous n’avions aucune idée de l’angle par lequel attaquer ce film. Nous venions sans le savoir d’entamer un véritable travail de titan. Les erreurs stratégiques se sont enchaînées. Jusqu’au jour où j’ai décidé de travailler avec un stagiaire en montage, pensant avoir trouvé la solution miracle. Mais face à notre impréparation, la magie du montage n’a pas pu opérer.
Pour autant, nous n’avons pas baissé les bras. Nous avons appris de nos erreurs, rencontré de nouvelles personnes et, surtout, fait la rencontre de Thierry Desserre, qui nous a redonné confiance. Nous avons alors compris qu’il allait falloir nous replonger dans les moindres détails de notre voyage pour parvenir à écrire une histoire à la hauteur des films que nous regardions. J’ai donc décidé avec Guillaume d’endosser un rôle qui s’est averé être celui d’un « réalisateur ». Nous avons fait des choix parmi toute la matière que nous avions accumulée : interviews, rencontres, images du voyage à vélo, anecdotes, moments de vie…
J’ai embarqué Guillaume dans cette réflexion et, pendant un mois, nous nous sommes retrouvés chez moi ou en visioconférence pour imaginer, seconde après seconde, ce que serait ce film. Je crois qu’on peut dire que c’était notre premier job. L’association avec Thierry Desserre, vidéaste professionnel, a permis au projet de prendre une nouvelle dimension. Avec de nouvelles interviews et de nouveaux tournages, nous sommes venus enrichir et « assaisonner » la matière collectée pendant le voyage.
Puis, en juillet 2026, Violette nous a rejoint. Ce fut un moment crucial. Lorsqu’elle nous a présenté sa première version de l’introduction, nous avons compris que quelque chose était en train de se passer. Nous avions face à nous un véritable talent et, pour la première fois, nous avons commencé à croire que le film pourrait être à la hauteur de celui dont je rêvais depuis le tout début. Cette fois, c’était officiel : notre film verrait le jour en octobre 2026.
L’expérience que j’ai vécue à travers ce projet est inoubliable. Ce que nous avons vécu pendant ce voyage restera gravé dans ma mémoire. Mais ce que j’ai vécu à notre retour l’est tout autant. Le travail en équipe, aux côtés de personnes aussi formidables que Guillaume, Violette, Thierry, Pierre, Laurence, Jessy, Benjamin et Clémence, m’a énormément appris. Partager un défi sportif et réaliser une production « artistique » avec des personnes que j’estime m’ont rendu extrêmement heureux et fier. Avec ce film, dont nous ne connaissons pas encore l’accueil qu’il recevra, nous avons aussi une première occasion de rencontrer le public et de transmettre un message qui me semble essentiel pour l’avenir.
Je commence à comprendre que ce film ne sera peut-être que le premier d’une longue série. La mue de Montagne en Selle est déjà entamée. Le projet va perdurer, avec un nouveau nom et de tout nouveaux objectifs.
C’est ainsi qu’est né EN SELLE PROD.
Thomas Gargne
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Sur les réseaux
Réactions du public après l’Avant-première [24/10/2026]
ITW#1 Volcan’x Tri – 12/09/2026
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DANS LES JOURNAUX
« D’Aurillac aux Alpes, une aventure philosophique filmée à vélo », TOTEM, Fanny Paul [20/10/2026]
» Le trail sur la corde raide de l’équilibre », L’Union du Cantal, Patricia Olivieri [07/10/2026]

« Une aventure et de l’écologie « , La Montagne, Pierre Chambaud [25/11/2025]

Une aventure et de l’écologie
NATURE Ils ont traversé les Alpes à vélo pour interroger les acteurs du trail
Thomas Gargne et Guillaume Johanny ont réussi leur périple de 50 jours à travers les Alpes en passant par la France, l’Autriche, la Suisse, l’Italie et la Slovénie. Ils reviennent avec la matière pour faire un film.
Pierre Chambaud
Ils sont revenus avec des images plein la tête. Thomas Gargne et Guillaume Johanny, deux Cantaliens s’étaient lancé le défi d’effectuer un tour des Alpes à vélo pour interroger l’écologie dans le trail avec les acteurs du milieu, de Chamonix à Sierre (Suisse) en passant par Cortina d’Ampezzo (Italie), pour 4,000 kilomètres entre octobre et novembre.
« Sur les cinquante nuits, on a dû en faire à peine la moitié en bivouac. On a été hébergés partout ! », salue Thomas Gargne, heureux de la solidarité rencontrée partout. Les deux jeunes étaient partis à l’aventure et l’ont trouvée, avec de la neige en haut de certains cols, des nuits dans une villa cossue ou chez le curé en Italie…
Les deux comparses ont également pu développer leur sujet, comme ils l’espéraient. « Si l’on caricature, on voit qu’il y a deux types de trail, celui qui cherche un côté économique, qui multiplie les courses sur un événement, et celui où les gens viennent pour se faire plaisir et prendre du bon temps, avec un quota de coureurs, par exemple, note Thomas Gargne. Dans le premier cas, il n’y a pas de vision écologique. Il y a un accaparement de la montagne qui est énorme. »
Ils ont ainsi rencontré David Poletti, organisateur de l’UTMB, Manon Whittaker, responsable RSE sur les événements UTMB, Clément Delbes, chercheur en sociologie sur le sujet, les organisateurs de Sierre-Zinal, monument suisse ou encore des passionnés en Slovénie…
« Les organisateurs communiquent sur le bilan carbone, parce que c’est mesurable, rassurant. Mais le bilan carbone, on peut aussi lui faire dire ce que l’on veut, note Guillaume Johanny. Ils communiquent sur les transports en commun, pour limiter les voitures à Chamonix en disant qu’ils le font pour le bilan carbone, mais ils le font aussi pour désengorger et permettre d’accueillir plus de monde. »
Avec le risque de perdre le contrôle. Thomas Gargne et Guillaume Johanny ont ainsi rencontré des riverains du parcours, mécontents de voir une fan zone officieuse, menée par des marques ou des influenceurs dans le dos de l’organisation, tout près de leur jardin.
De cette aventure, retracée sur leur compte Instagram (@en_selle_prod), les deux aventuriers vont faire un film. De nombreuses vidéos ont été tournées lors du périple : interviews, débats, rencontres… De quoi donner des éléments de réflexion au monde du trail cantalien, en plein développement depuis plusieurs années.
« Interroger l’écologie du Trail », La Montagne, Pierre Chambaud [13/09/2025]

» Vélos, écologie, trail et montagnes : un aurillacois traverse les pays et projette son film au cinéma », Florian Lefebvre, Actu Cantal [10/10/2026]
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PODCAST
Chroniques terriennes – Radio Pays Aurillac [23/10/2026]
Emission Jordanne Sport – Jordanne FM [05/10/2026]
